• Ma passion des textiles à été comblée au Sénégal où les femmes rivalisent de parures et de robes cousues par une multitudes de couturières, créatives, habiles et surtout d'une rapidité incroyable! 

    Cependant, peu des tissus portés sont réalisés sur place : les wax chatoyants sont importés pour la plupart d'Europe, aujourd'hui surtout d'Asie. Il existe une fabrique à Dakar, la Sotiba Simplafric: créée en 1951, elle connait un grand essor jusqu'en 1981 où elle est nationalisée. Depuis, hélas, les déboires se succèdent... 

    Photo droite : Wax Hitarcet, made in Ankara, Turquie

    La dernière teinturière de Oussouye

    Pas de laine car, le climat étant chaud, les moutons locaux n'ont pas de poils longs; du coton, essentiellement exporté: quand celui-ci est filé localement, à la main, il sert à la réalisation de tissus sacrés. Des essais de commerce équitable sont en cours (filage, tissage en bandes et teinture à l'indigo)...

    Il va me falloir continuer ma route vers la Gambie, la Guinée et le Mali, qui m'a t'on dit, recèlent des trésors.

     

     Voici quelques photos de l'"atelier" de la dernière teinturière d'Oussouye, Atom, qui pratique le batik : dessins réservés à la paraffine (qui remplace la cire) sur un tissu damassé, le bazin, qui est trempé dans des bains successifs de teintes...chimiques, hélas!

    La dernière teinturière de OussouyeLa dernière teinturière de OussouyeLa dernière teinturière de Oussouye

    La dernière teinturière de Oussouye

    La dernière teinturière de OussouyeLa dernière teinturière de OussouyeLa dernière teinturière de Oussouye

    La dernière teinturière de OussouyeLa dernière teinturière de Oussouye

          Lorsque la teinture est terminée, Atom trempe le tissu dans de l'eau très chaude pour éliminer la paraffine, sèche la pièce puis la repasse : vite, vite car je lui ai acheté sur le  champ ce drap magique où quatre gros poissons se baignent dans les eaux de la Casamance.

    La dernière teinturière de Oussouye

     

     

     

     

     

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  • ...encore des perles : en Pays Bassari

    Trois semaines au Sénégal : un régal pour les yeux et pour le cœur!

    Première étape au Pays Bassari avec la chance incroyable d'assister à la fête traditionnelle de la fin des récoltes : les jeunes du village perpétuent les danses rituelles, les costumes de perles ancestraux se mélangent avec les accessoires d'aujourd'hui...la "ronde" dure des heures, presque immobile et lancinante au début pour s'endiabler à la fin.

    ...encore des perles : en Pays Bassari...encore des perles : en Pays Bassari

     

     

     

     

     

     

    ...encore des perles : en Pays Bassari...encore des perles : en Pays Bassari

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  • Huit ans déjà que mes fils de soie avaient osé exprimer un simple espoir au travers d'une petite dentelle à l'aiguille :

    "La main gauche de Barack Obama", 2009, dentelle à l'aiguille, soie

    Huit ans déjà...

    Aujourd'hui, les jours d'espoir sont obsolètes, la succession est effrayante, comment parler de paix si ce n'est qu'avec un retour en arrière:

    "Désespoir de paix", 1994, tissage double et dentelle à l'aiguille, laine, cuivre, soie.

    Huit ans déjà...

     

    Triste colombe, oseras-tu encore te reproduire ?

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  • Les 5 et 6 décembre, j'ai eu le bonheur de faire une intervention "feutre" conjointement avec Wiebke Aumann, jeune feutrière passionnée, à l'ENSAAMA, rue Olivier de Serre à Paris.

    Cette année, le thème choisi par les professeurs de la section design textile (Isabelle Chappet, Lucia Velez et Clément Bottier) était le jardin, les lignes et surfaces de parterres, le tout travaillé sous la forme d'un tapis dans les teintes de toisons naturelles.

    Les dimensions de l'ouvrage étaient ambitieuses (1,30 x 1,70 m) et nous avons réussi grâce à la ténacité des 24 élèves, aucun n'ayant flanché devant ce gros challenge!

    Le timing était serré: lundi matin, échantillonnage en feutre des motifs reprenant leurs travaux de graphisme. L'après-midi les motifs du tapis (combinaison des meilleurs échantillons) ont été placés sur une grande bâche à même le sol; puis 4 couches croisées de toison blanche ont été installées sur toute la surface du fond.

    Le lendemain des équipes de 4 étudiants se sont relayées dans la bonne humeur pour frotter, piétiner, rouler, retourner, re-rouler encore et encore avec les pieds, fignoler les bords de ce qui est devenu un magnifique tapis qui sera exposé aux "Journées portes ouvertes" de l'école au mois de Janvier 2017!

    Une école de passionnés

     

     Une école de passionnés

     

    Une école de passionnésUne école de passionnés

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